Titre monument aux morts de Beaujeu
Livre couverture Beaujeu
 
Si vous désirez acquerir ce livre au prix de 25 €, merci de transmettre vos coordonnées à :

hetg69220@aol.com

 

PREAMBULE

Ecoutez...

   
     Dans nos bulletins, depuis 2002, nous relatons et publions des faits historiques,  des témoignages, des recherches spécifiques sur des commerces et industries beaujolaises. Nous étudions la population des communes et la généalogie qui occupe une grande place dans nos recherches.
           
     Au cours de ces dernières années, nous avons publié les photographies des treize monuments aux morts du Canton de Belleville. Nous avons présenté ces monuments ainsi que les noms des soldats morts pour la France gravés sur chacun d’eux lors de nos différentes assemblées générales dans les communes.
 
    Les nouvelles dispositions administratives de nos cantons et communautés de communes, nous ont naturellement amenés à étudier récemment le Monument aux morts de Beaujeu. Notre association, Histoire et généalogie en Beaujolais, ne propose pas d’écrire l’histoire des guerres mondiales, mais de rappeler qui furent ces soldats Morts pour la France et en particulier ceux de la Grande Guerre. Lazare Ponticelli, dernier des poilus survivants disparaissait en 2008. Mais qu’en est-il de la mémoire de ceux qui perdirent la vie lors de ces terribles années de « guerres industrielles » ?
 
     Les soldats inscrits sur le monument aux morts n’étaient pas tous nés à Beaujeu mais y travaillaient ou y habitaient lors de la déclaration de la 1ère guerre mondiale en août 1914 et de la 2ème guerre mondiale en septembre 1939. Les moyens technologiques actuels, les archives communales, départementales et gouvernementales mises à notre disposition ainsi que le dépouillement de la presse des périodes de guerre, nous permettent maintenant d’approfondir nos travaux et de vous faire découvrir pour chacun de ces soldats, ses caractéristiques physiques, le lieu de sa naissance, les noms de ses parents, sa situation matrimoniale ou non, sa profession, mais aussi la localisation de son régiment le jour même de sa disparition ou de son décès ou un des jours proches et, lorsqu’il a été trouvé, le lieu et le numéro de sa sépulture. Tous ces éléments vous sont apportés par date de décès dans l’année considérée.
 
     Ce livre est notre modeste contribution à la commémoration du centenaire de la Grande Guerre. Que chacun y retrouve un peu de sa famille. Que le souvenir, de ce grand père ou arrière grand père, de ce grand-oncle ou cousin disparu , demeure dans nos pensées.
 

PREFACE

Ecoutez...

   
     Beaujeu s’honore d’un glorieux passé. Elle est la capitale historique du Beaujolais, région à laquelle les seigneurs du lieu ont donné leur nom : Beaujeu - Beaujolais. Elle fut l’une des trois baronnies du royaume de France, à une époque, entre le XIème et le XVème siècle, où les Beaujeu entraient par alliance dans la famille royale.
     Cette aura, elle la doit à l’habileté de ses seigneurs, aussi brillants politiques que redoutables guerriers.
    De Beaujeu, les seigneurs contrôlaient l’un des principaux axes de transport entre le Sud et Paris, via le Bourbonnais, avant que celui de la Saône ne le supplante. Ils créent alors Belleville, Villefranche et Thizy pour maîtriser les autres voies de communication.
     L’église Saint-Nicolas, consacrée en 1132 par le pape Innocent II en personne, témoigne de cette histoire.
     Aujourd’hui Beaujeu s’étend sur 1 725 hectares, à la frontière des prairies, des bois et du vignoble. Si la commune ne compte que 2080 habitants, du fait de sa position géographique et de son histoire, Beaujeu rayonne sur une région beaucoup plus vaste (12 000 habitants selon l’INSEE). On y trouve une entreprise de travaux publics mais aussi un centre hospitalier de proximité, un secteur d’activité important avec 215 lits et près de 200 employés. Beaujeu est ainsi une ville relais pour les communes voisines, le Haut-Beaujolais et la Haute-Azergues, et les habitants ont conservé des habitudes ancestrales de venir s’approvisionner en ce lieu. Ce rayonnement se caractérise aussi par un tissu commercial très important au regard de la taille de la commune. On y trouve de nombreux équipements : gendarmerie, poste, perception, Maison de santé, collège, médiathèque, ainsi qu’un ensemble de services : pharmacies, banques, notaires, architectes, vétérinaire, assurances, etc. Sans oublier de nombreuses associations qui contribuent à affirmer le rôle urbain, essentiel et structurant de la commune.
     Beaujeu est ainsi une petite ville de France où il fait bon vivre, à proximité de la grande capitale régionale, Lyon (60 km), et des principales voies de transport (gare TGV de Mâcon-Loché à 25 km, péage A6 de Belleville à 15 km)...  Cette situation permet au tourisme de se développer et chaque année, de plus en plus de visiteurs découvrent la capitale historique du Beaujolais et repartent conquis par le territoire, les somptueux paysages, la convivialité, l’esprit franc et jovial, la simplicité, qui font partie des vertus beaujolaises... Fidèle à sa devise « À tout venant Beaujeu », la capitale historique du Beaujolais est toujours heureuse d’accueillir ces hôtes.

PREFACE (Suite)

Ecoutez...

      Si Beaujeu est riche de son histoire, la commune a aussi traversé de nombreuses épreuves. Comme pour l’ensemble du pays, la guerre de 1914-1918 en fut une. Comme pour toutes les zones rurales, les conséquences en furent dramatiques... Après la crise du phylloxéra de la fin du XIXème siècle, la mévente des vins du début du XXème, la grande guerre fut certainement le coup de grâce porté à la dynamique territoriale d’un monde rural, autrefois relativement prospère (de nombreuses industries existent alors qui tirent leur force motrice du cours d’eau, l’Ardières).
      La démographie traduit ce déclin : 3 900 habitants en 1860, 3 400 en 1900, 2 800 avant la grande guerre et 2 300 quinze ans plus tard. Beaujeu, centre-relais de tout le Nord du Rhône, décline inexorablement. Une génération entière a disparu sans donner de nouveaux enfants. Les campagnes se sont vidées, les forces vives du secteur, les jeunes sont pour beaucoup tombés au champ d'honneur.
     Dans cette parution, l’association « Histoire & Généalogie en Beaujolais » évoque une page de l’histoire de Beaujeu associée à celle de la nation. C’est aussi l’histoire des familles locales et, bien plus encore, c’est notre devoir de mémoire qui s’exprime individuellement, respectueusement, en dehors des commémorations habituelles.
    Ce travail méticuleux, précis et passionnant, retrace 83 parcours de vie. Le destin des 83 hommes inscrits sur notre monument aux morts. Des jeunes trop rapidement ôtés à leurs proches : des artisans, des commerçants, des tonneliers, des tanneurs, des épiciers, qui ont vu brutalement leurs vies s’achever, dans la Somme, en Alsace, à Verdun, au Chemin des Dames, ou ailleurs. Cette œuvre de mémoire est complétée d’un travail qui porte sur les inscriptions des quatorze autres disparus : victimes de la seconde guerre, du bombardement, du STO, des opérations extérieures... Autant de noms de famille pour beaucoup toujours présents à Beaujeu ou dans les villages voisins.
     Ayons une pensée pour tous ceux, que nous retrouvons dans ces pages, trop tôt disparus. Pensons que comme nous, ils devaient aimer, honorer et apprécier les douceurs du Beaujolais !
     Merci à « Histoire & Généalogie en Beaujolais » pour cet important travail constitutif de la mémoire locale. J’espère que vous serez nombreux à les encourager en faisant l’acquisition de cet ouvrage.
 
 
 



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